The IT Circle Blog

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lundi 9 juin 2008

ADSL: Comment Bouygues Télécom pourrait boulverser le marché

Après un sujet à chaud sur The INQ pour réagir au vrai-faux buzz autour de la Bouygues Box (BBox pour les intimes), une petite analyse personnelle s'impose autour de ce qui pourrait se passer dans les mois et années à venir avec ce nouvel arrivant.logo bouygues

  • Petit rappel

Bouygues est dirigé Martin Bouygues et se définit comme "un groupe industriel diversifié dans la Construction (Bouygues Construction, Bouygues Immobilier, Colas) et les Télécoms-Médias (TF1, Bouygues Telecom)." Mais c'est du côté de ses filiales qu'il faut se tourner pour observer la puissance de frappe potentielle du groupe.

Pour ouvrir les routes et faire passer de la fibre optique, Bouygues possède plusieurs sociétés comme Colas ou encore ETDE. Cette dernière intervient aussi avec Brézillon lorsqu'il s'agit de construire des datacenters de toute taille (Interxion est l'un de ses clients, ndlr).

Pour la partie réseaux télécoms, Bouygues possède Axione via ETDE (Axione a été racheté par ETDE en 2005). Axione est une société qui possède un réseau national et gère localement des réseaux/infrastructures financés par les collectivités (11 DSP actuellement).

Avec le regroupement de ces compétences, Bouygues semble avoir toutes les clés pour devenir un sérieux challenger face à Neuf Cegetel et France Télécom-Orange.

  • Un oeil sur le réseau

Extrait dépêche AFP / 26 sept. 07: "Ensuite 626 de ces NRA feront l'objet d'un achat par Bouygues Telecom, qui se concrétisera au plus tard le 30 juin 2008. En clair, Bouygues Telecom va investir dans un réseau. Selon le communiqué, jusqu'à cette date Neuf Cegetel assurera à Bouygues Telecom une prestation de vente en gros pour la fourniture de services internet haut débit par téléphone à destination des entreprises et du grand public." (...)

Aujourd'hui, une petite mise à jour s'impose. Le fournisseur a fait appel dans un premier temps au réseau Neuf Cegetel... racheté par SFR, son concurrent direct. Propos qu'il convient de nuancer puisque Neuf aurait cédé à Bouygues une partie (la totalité?) du réseau de Club-Internet, ce qui rendra Bouygues indépendant dès son entrée sur le marché (merci Stéphane pour la remarque).

Car pour se lancer sur ce marché, à moins d'avoir 500 millions à investir (cf montant investit par T-Online pour faire passer feu Club-Internet du statut de FAI à Opérateur), il faut louer des capacités aux gens qui en ont c'est à dire France Télécom, Neuf Cegetel, Completel, Télécom Italia et/ou les gestionnaires de délégations de service public (Covage, Altitude, LDCollectivités groupe Neuf, et... Axione = ETDE = Groupe Bouygues ).

A terme, il est probable que Bouygues Télécom se réorganisera pour devenir un opérateur d'envergure totalement intégré et investira pour continuer à déployer une infrastructure de collecte xDSL nationale qui lui permettra de dégrouper en masse et in fine de devenir à son tour un vrai réseau alternatif.

Ajoutons enfin à cela une maitrise de la construction de réseaux FTTH via Axione, voir débarquer plus vite que prévu Bouygues Tel sur ce crédo ne semble pas non plus utopiste... Il l'est même déjà comme nous le verrons quelques lignes plus bas.

  • Un regard sur les offres

Chacun le sait, Bouygues Tel arrive en proposant d'emblée une offre triple-play (internet + téléphonie fixe + TV sur IP).

Impossible d'entrer sur ce marché sans posséder une offre "au moins" similaire à ses principaux concurrents.

Bouygues Box

Etant opérateur de téléphonie mobile avec un réseau mobile en propre, cela va faciliter grandement la mise en oeuvre d'offres quadruple-play qui arriveront sans doute peu de temps après la mise en service commerciale de la première offre d'accès. Un blogueur évoquait d'ailleurs il y a quelques mois la possible intégration de Femto Cell dans la BBox pour faciliter la convergence fixe/mobile.

A noter que la cible professionnelle n'est pas en reste avec des offres convergentes lancées récemment. La encore, Neuf Cegetel et Orange ont du soucis à se faire tout comme les fournisseurs plus petits qui ne possèdent pas d'offres mobiles et pourraient également en patir. Affaire à suivre.

  • Un point sur les contenus

Si Orange a pris une longueur d'avance (production ciné, bouquets de chaînes TV, etc.), Bouygues n'est pas en reste, bien au contraire.

Le groupe est actionnaire de TF1, média audiovisuel qui possède lui-même plusieurs participations dans de nombreuses chaînes et activités annexes (production de films/séries/émissions, sites internet, etc.).

On ne voit donc pas de raisons valables pour que Bouygues n'utilise pas ce réseau de sociétés pour enrichir son offre d'accès de contenus exclusifs à forte valeur ajoutée.

  • Conclusion: attention, danger

Que ce soit sur la cible grand-public, petites entreprises, grands groupes et vente en gros, Bouygues possède déjà de nombreux atouts.

Encore faut-il que le groupe sache coordonner correctement toutes ces activités, ce qui pourrait faire de lui un futur géant dans le secteur. La route est longue face à des concurrents qui ne sont pas en reste d'innovations (et d'investissements).

Orange, Neuf Cegetel et Free sont déjà lancés dans la course à la fibre optique jusqu'à l'abonné. Mais avec les réseaux de Pau et de Gonfreville-l’Orcher (les deux DSP étant gérées par Axione), on dirait que Bouygues a déjà lui-aussi un pied sur ce nouveau marché plein d'avenir... :)

Votre avis: Quelle est votre analyse concernant l'arrivée et le futur de Bouygues Tel sur ce marché ?

lundi 5 mai 2008

Bewan sort le modem-routeur presque rêvé

Bewan vient d'annoncer la sortie d'un nouveau produit qui devrait en ravir plus d'un.

Il s'agit du Modem-routeur sans fil haut débit "900G" équipé de :

  • modem ADSL haut débit re-ADSL / ADSL / ADSL 2+
  • un switch 4 ports ethernet
  • un point d'accès Wi-Fi sécurisé 802.11g et Turbo G
  • un pare-feu assez complet

Il sera proposé dès ce mois-ci avec une garantie 2 ans au prix de 130 euros environ.

Bewan 900G

Pour avoir utilisé ces dernières années plusieurs matériels Bewan, je dois dire que le point fort principal est l'interface d'administration relativement simple.

Hélas, d'un modèle à l'autre, on perd souvent des fonctionnalités ce qui est bien dommage. Par exemple, on ne voit pas mention d'un client NTP dans la fiche du 900G, pratique pour l'horloge interne.

De même, une "vraie" sonde de détection d'intrusion (dés)activable serait sans doute très appréciée par les utilisateurs pros sur ce genre de gamme.

Ca manque:

  • La gestion multi-utilisateurs pour l'admin (dans le cas d'une utilisation pro)
  • Plus complexe, l'intégration par défaut de la correction d’erreurs type "DSL SAFE" de Broadcom
  • La gestion des horaires de connexion a disparu ?
  • L'intégration du bluetooth
  • La gestion du partage d'imprimante et/ou de disque dur réseau (il manque 2 ports USB sur l'engin)

lundi 28 janvier 2008

Numericable/Alice wouhou, Paco Rabanne return, Facebook FR,...

lundi 21 janvier 2008

IE7 push, Faille Skype, Polynésie connecting people...

mercredi 5 décembre 2007

La Seine Maritime signe la fin des zones blanches

Le département de Seine-Maritime (76) vient de lancer une DSP pour résoudre définitivement le problème des zones blanches sur son territoire.

"Jusqu'alors tout ou partie de 261 communes de Seine-Maritime n'avaient pas accès à Internet de façon satisfaisante et étaient situées en zone d'ombre ADSL en raison de leur éloignement des centraux téléphoniques." annonce un communiqué sur le site dédié à cette initiative.

La bonne nouvelle c'est qu'à la fin du déploiement du réseau prévu en janvier 2008, il n'existera plus de zones inaccessibles à l'Internet moyen débit (512 kbits) et "presque" tous les habitants de Seine-Maritime, où qu'ils se trouvent, pourront avoir accès à ce réseau de plus en plus présent dans notre quotidien.

Une nouvelle preuve que sans l'intervention des collectivités, rien ne bouge en matière d'aménagement numérique du territoire pour les zones rurales...

merci pour cette info Cyril ;-)

lundi 19 novembre 2007

Le Wifi qui coûtait 1 million...

Dur dur de résorber la fracture numérique ?

C'est apparement le cas en Haute-Saône, un département toujours enclavé numériquement... ou presque.

En effet, un marché a été attribué il y a quelques semaines à un fournisseur d'accès internet rural pour tenter de réduire le nombre de zones blanches dans le département. Même si la démarche de la collectivité partait sans doute d'un bon sentiment, c'est une grosse déception lorsque l'on regarde de plus près l'avis d'attribution du marché.

En clair : pas de fibre optique et encore moins de Wimax, pas de dégroupage, et donc toujours pas de possibilité de fournir des services nécessitant une bande passante importante. Juste du wifi si l'on en croit les solutions proposées par le prestataire retenu.

Une réaction s'impose

  • Cette rustine dont le délai d'éxécution est de 4 ans pour le marché (période initiale : de la notification du marché au 31/09/2008, reconductible 3 fois) va coûter au contribuable : 993 017,00 € H.T :-)
  • Le département n'aura toujours pas d'équipement neutre comme son voisin jurassien qui a lancé une DSP pour déployer Fibre optique+Wimax.
  • Dans une une région frontalière soumise à quelques restrictions "hertziennes" (puissance émetteurs FM,...), le triple-play (Internet+Teléphonie+ bouquet TV/Radios) via ADSL et/ou Fibre est une aubaine pour de nombreux foyers.
  • Les professionnels devront continuer à se tourner vers le seul opérateur présent dans ce département rural (France Télécom) et subir les tarifs démesurés de ce dernier. Précisons sur ce point que sur certaines DSP, arrivée de la concurrence = arrivée de nouveaux opérateurs régionaux indépendants = emplois/économie locale.

Les élus et les techniciens n'ont pas la même définition de la fracture numérique ?

Certains décideurs très mal conseillés doivent se dire "colmatons les brèches pour calmer les mécontents et on verra ensuite" alors que le technicien dira "débloquez un budget suffisant pour mettre en place une véritable politique d'aménagement numérique du territoire sur les dix à vingt prochaines années".

C'est en substance ce qu'a résumé Gérard Bailly, l'actuel président du CG39, lors d'un récent discours : "l’objectif que nous nous étions donné lorsque nous avons lancé la procédure de délégation de service public au printemps 2006 était simple : mettre un terme à la fracture numérique dans le département d’ici février 2009. Nous le savons bien, comment pourrions-nous espérer attirer, voire même simplement maintenir nos entreprises sur notre territoire, si ces dernières ne peuvent pas bénéficier d’un accès haut-débit à Internet. Quant à nos concitoyens, la demande est de plus en plus forte, et recevoir le haut-débit devient une nécessité : les zones non couvertes perdant de leur attractivité".

Un point de vue qui se complète par un regard sur les besoins en bande passante liés à l'évolution des usages pros (télésauvegarde, télémédecine, télétravail & vidéoconférence...) et grand-public (Voix sur IP, Télé sur IP avec arrivée de la HD, Web Radios, applications domotique...) projection besoins bande passante

Voila donc l'exemple d'une collectivité qui contribue à financer une ligne TGV mais qui vient de rater le train du haut-débit... Il n'est jamais trop tard pour bien faire ?

Quelques liens pour aller plus loin :

mercredi 7 novembre 2007

ADSL boosté, Crédit Agricole inconscient, SFR/forfait data illimité,...