Pour les groupes qui éditent cette presse gratuite, c'est une véritable descente aux enfers qui a commencé au début des années 2000 avec l'essor d'Internet et des sites de petites annonces gratuites, auxquels sont venus s'ajouter les sites d'enchères et les sites de commerces entre particuliers (2xmoinscher, priceminister) dont le modèle tiers de confiance ravi nombre d'internautes.

C'est une vraie remise en question du modèle : pourquoi payer une annonce alors que sur internet, non seulement elle pourrait être gratuite, multi-diffusée et agrémentée sans surcout de photos et vidéos ? Je crois que globalement, une majeure partie de la population n'attend plus rien de ces journaux.

D'ailleurs, il suffit de regarder une dépêche AFP en date du 28 Juillet qui annonce que Spir Communication (éditeur de Top Annonces) a enregistré une perte nette de 36 millions d'euros au premier semestre 2009, pour se rendre compte que la lente agonie de ces groupes s'accélère, avec tout ce que cela implique en terme social.

Et pour ceux qui se posaient la question de l'utilité (réelle) des journaux de petites annonces, il suffit de regarder les emballages utilisés pour protéger les bibelots lors d'un déménagement ou de voir le nombre de gens qui les conservent pour se chauffer l'hiver sans jamais les lire pour trouver la réponse... les annonceurs vont apprécier, c'est évident.

PGA - journaux d'annonces

Légende: A gauche, une nouvelle édition lancée à Besançon il y a quelques mois. A droite, le dernier numéro reçu le 28 Juillet avec seulement 12 pages. Tous deux termineront cet hiver dans la cheminée sans jamais avoir été ouvert...